Suzanne Valadon

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La note d’intention de  Françoise Taillandier

 SUZANNE VALADON, pourquoi ce choix ?

 En quête d’un personnage féminin auquel je puisse  m’identifier, je suis  toujours à l’affut d’un sujet nouveau et vierge de toute exploitation théâtrale. Alors je cherche, je fouille, je guette.

 Et c’est ainsi qu’un matin de septembre 2018  l’émission radiophonique « Frank Ferrand raconte… » a capté mon attention. Le talentueux chroniqueur racontait l’histoire de Suzanne Valadon.  Le récit a tout de suite aiguisé ma curiosité.

Comme  beaucoup de gens, à part le fait qu’elle soit la mère du peintre Maurice Utrillo, je ne savais que peu de choses sur cette grande artiste.

Aucune pièce de théâtre, aucun film dont elle soit le sujet principal.

 Je me procure alors, et je dévore, tous les ouvrages existants sur Suzanne Valadon, sur Maurice Utrillo, sur leurs contemporains, sur le Montmartre de l’époque (dite : « la belle »).

 Je suis enthousiasmée ! J’ai trouvé mon sujet et mon nouveau rôle !

Suzanne Valadon à 18 ans en 1883 & Suzanne Valadon et Maurice Utrillo en 1932.
Françoise Taillandier et Samuel Beydon en répétition.

Le projet prend forme et le spectacle se construit

 Le texte. Les biographies de Suzanne Valadon * ont, bien sûr, servi de base à l’élaboration du spectacle qui surligne, à dessein,  les aspects anecdotiques d’une vie  brossée à grands traits pour la circonstance.

 Je me suis attachée à présenter, à partir d’anecdotes révélatrices, le tempérament hors norme d’une femme qui a su prendre  à bras le corps  son quotidien pour le transformer en destin et cultiver son talent pour le transformer en œuvre d’art.

 Mais Suzanne Valadon se plaisait à « brouiller les pistes », n’hésitant pas à falsifier la réalité et les dates. C’est ainsi qu’elle prétendra que sa mère n’était pas sa mère, que le père de son fils n’était peut-être pas celui qui l’avait reconnu, que c’est elle qui  a poussé Maurice à la peinture alors que dans les débuts il semblerait, au contraire, qu’il se soit caché de sa mère pour peindre… Va savoir…

 Selon les auteurs, les récits offrent des versions parfois différentes d’un même évènement… il m’a fallu choisir …

le rôle de Lucie Valore

 La forme. J’ai opté pour le récit à la première personne. J’aime cette forme qui permet de jongler avec  la parole adressée directement au public et le jeu d’interprétation.  Ce qui, avec la musique, induit des variations de ton et de tempo qui donnent au spectacle son rythme très vivant.

Et puis ce type de narration permet de remonter le temps etde se jouer des âges successifs de l’héroïne au cours du récit.

 La musique*. Tradition de notre compagnie Le MatouKiTouss :la musique est l’élément indispensable, voire majeur, duspectacle. Au-delà  du simple  intermède, la musique est imbriquée dans le texte et les dialogues.  Ici elle se fait l’écho des différents épisodes de la  vie de Suzanne Valadon (le temps des cerises,  le cancan,  les refrains d’après-guerre…  sans oublier les mélodies d’un certain  Erik Satie incontournables dans l’évocation de la relation amoureuse entre Suzanne et le même Erik Satie). Et qui dit Satie, dit piano bien sûr…

*Les musiques du spectacle sont empruntées à :Jean-Baptiste Clément, Johannes Brahms, Albert Chantrier,  Jacques Offenbach, Paul Hautreux, Erik Satie, Richard Wagner.

Les comédiens et la mise en scène. La chance me sourit ! Je rencontre Samuel Beydon, comédien-musicien. Samuel sera tout à la fois le pianiste du spectacle et l’interprète idéal de plusieurs personnages masculins qui gravitent autour de Valadon comme Lautrec, Satie, Utrillo et le jeune peintre Gazi.

 Autre chance : mes retrouvailles avec Serge Martina acteur-scénariste de renom et mon  ancien camarade  du cours d’art dramatique Solange Sicard. Après avoir pris connaissance du projet Serge accepte, avec autant d’enthousiasme que de gentillesse, d’être notre conseiller artistique et d’assurer la mise en scène.

 Les « voix off ». Je tiens également à saluer les comédiens qui prêtent talentueusement leur voix au montage sonore : Isabelle Delage, Ghislain Geiger, Serge Martina, Julien Séchaud, Bonnafet Tarbouriech et Annie Vergne.

Samuel Beydon et Françoise Taillandier

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Commentaires

26.08 | 23:49

Affiche très alléchante ! J'adore les spectacle, tous originaux, du matoukiTouss !!!

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26.08 | 23:45

Hâte, Hâaaaaaate !

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25.08 | 05:42

Une critique personnelle. Le spectacle par lui même n'est pas assez mis en valeur par rapport à la compagnie. Il faut attirer l'oeil du spectateur éventuel.

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25.06 | 19:57

Bravo pour le nouveau spectacle !
Il met l'eau à la bouche ce "chien-chien"...

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